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Sunday, January 30, 2011

2010: La politique étudiante en revue

Bonne année à toutes et tous mes lecteurs et lectrices. J'espère que vous aviez passé de belles vacances et que cette année sera remplie de succès et de bonheur. Une chose est certaine: 2011 sera une année remplie de drame sur la scène de la politique étudiante et plus spécifiquement en ce qui concerne la Fédération Canadienne des étudiant(e)s (FCÉÉ).
Par contre, avant de m'aventurer dans le futur, je vais consacrer ce blogue à la revue stéréotypique de l'année 2010.
Je vais commencer ici même à l'Université d'Ottawa: le 28 janvier 2010, la Fédération Étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO) et la Carleton University Student Association (CUSA) ont annoncé que le Conseil de la Ville d'Ottawa avait accepté d'entreprendre le projet pilote du Laissez-passer universel d'autobus OC Transpo (malheureusement, le communiqué de presse est seulement disponible en Anglais) pendant l'année scolaire 2010-2011. Par contre, sauf pour quelques exceptions spécifiques et prédéterminées, la population étudiante entière aurait à payer 290$ supplémentaires pour ce laissez-passer. Le problème avec ce programme est la suivante: si un étudiant vit à cinq minutes de marche du campus de l'Université d'Ottawa (voici ma situation actuelle), il devait quand même se procurer du laissez-passer même s'il n'avait aucune intention de l'utiliser. Il reste à voir si le Conseil de la Ville d'Ottawa décidera de continuer ce programme en permanence ou de l'abandonner après cette période d'essai. Peu importe la décision, les étudiantes et les étudiants qui n'utilisent guère ce laissez-passez ne devraient pas avoir à payer une telle somme d'argent pour un service qu'ils n'utilisent pas.
FCÉÉ-Ontario - Rapport Final du groupe de travail sur le racisme dans les campus - mars 2010

Au mois de mars, la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants Ontario a publié le Rapport Final du groupe de travail sur le racisme dans les campus (voir ci-haut). Voici quelques articles portant sur ce rapport.
Maclean's
- Le Toronto Star
- CBC
- The National Post
- The Windsor Star

Au mois de juin, le Canada était l'hôte des Sommets du G-8 et du G-20 qui ont eu lieu à Muskoka et à Toronto respectivement. Voici une déclaration venant de la part de la FCÉÉ par rapport à ces Sommets internationaux:
Déclaration étudiante mondiale - juin 2010 - Sommets du G-8 et G-20 - Canada

J'ai aussi appris que quelques services financés par la FÉUO ont financé des autobus pour envoyer des étudiants à Toronto pour prendre part aux manifestations. De plus, cette lettre d'opinion est apparue dans le Fulcrum. Lors d'une rencontre du Conseil d'Administration de la FÉUO, lorsque j'ai demandé s'il y avait de la publicité par rapport à ces autobus afin que tous les étudiants et toutes les étudiantes qui auraient voulu participer aux manifestations aient eu la chance d'en prendre avantage, Amy Hammett m'avait répondu que oui. Malheureusement, lorsque j'ai cherché sur les sites web des services concernés et de la FÉUO, je n'ai jamais trouvé aucune publicité à cet égard.

La FCÉÉ a tenu son Assemblée générale semi-annuelle au mois de novembre. Antoine Trépanier, journaliste pour le journal étudiant francophone de l'Université d'Ottawa, LaRotonde et Emma Godmere, chef du bureau à Ottawa pour la Presse universitaire canadienne. N'ayant pas le droit de publier d'article pendant que la AGSA était encore en cours, Trépanier a fait part de mon cas personnel concernant la demande dont j'ai envoyé au Président de la FCÉÉ, Dave Molenhuis. Un éditorial est apparu dans le LaRotonde du 29 novembre 2010 expliquant aux lecteurs du journal que:

Malheureusement, notre journaliste n’a pas été en mesure d’aller au fond des choses et de rapporter les faits bruts, comme ce devrait pourtant être le cas dans un idéal journalistique. Bien isolée à l’hôtel Best Western de Gatineau, l’assemblée n’était pas ouverte aux étudiants intéressés à faire partie du public. (...) le président de la FCEE a accordé à ceux-ci la permission de prendre des photos à certaines conditions : ils devraient s’abstenir de photographier le visage des représentants et éviter de les gêner lors des discussions. Les représentants, eux, pourraient toutefois prendre des photos comme bon leur semble. (...) Avant la première journée à l’Assemblée, les journalistes ont dû signer un document énonçant le code de conduite des médias lors de l’AG. Ce contrat d’une page énonçait noir sur blanc que les journalistes n’auraient pas l’autorisation d’être présents à toute l’assemblée et seraient contraints de se plier à certaines conditions (...) L’une des clauses du contrat énonçait aussi que les médias « ne [pourraient] pas interviewer de délégués ou déléguées avant la levée de la plénière de la clôture », laquelle avait lieu samedi soir. Donc, du mercredi au samedi, les journalistes ne pouvaient être qu’observateurs à l’AG.
C'est extrêmement malheureux de voir le manque de transparence au sein de l'organisation qui ne se gêne pas d'énoncer qu'elle « représente » 500 000 étudiants partout au pays.
Pour conclure, il est évident qu'il y a eu beaucoup plus qui s'est passé durant l'année 2010. Par contre, voici seulement quelques évènements qui, dans mon opinion, devaient être soulignés comme étant des histoires importantes.
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Friday, March 13, 2009

À quoi est-ce qu'on peut s'attendre ce soir?

Aujourd'hui, le vendredi 13 mars, il y a aura une rencontre spéciale du Conseil Administratif de FÉUO. La raison d'être de cette rencontre est la suivante : une motion, proposée par le présent président de la FÉUO Dean Haldenby, sera présentée au Conseil afin de décider comment le processus d'appel (portant sur la question de la contestation des derniers résultats électoraux de la FÉUO) procèdera.

Cette rencontre découle malheureusement des évènements du 6 mars dernier lorsque la rencontre du Centre de recours étudiant ("CRÉ") a été annulée en raison du comportement absolument dégoûtant démontré par la foule partisane.

Je ne vais guère commenter plus loin à ce sujet, car, autre que ce que j'ai lu dans les médias universitaires et des vidéos affichés en ligne, je n'y étais pas. De cela, je veux expliquer l'origine de la rencontre du CA FÉUO ce soir.

Par contre, ces vrais que ce qui j'ai lu au sujet de la rencontre du 6 mars dernier, plus spécifiquement venant de la plus récente publication du Fulcrum m'a vraiment écoeuré au max: « The scene was fuelled by political agendas, allegiances, overpowering self-righteousness, and above all a complete disregard for decorum. In all of this, amid cries of "slate", "losers", "cheaters", and "kangaroo court" one idea upon which the SFUO's statement of principles is based was carelessly discarded : respect » (http://www.thefulcrum.ca/?q=oped/it%E2%80%99s-about-respect).

C'est exactement pour cette raison que la motion à Dean Haldenby, qui sera présentée ce soir pendant la rencontre du CA FÉUO, propose justement d'interdire la présence du public aux rencontres futures qui traiteront de l'appel en question. C'est une réaction assez attendue de vouloir éviter d'autre confrontation entre les deux camps, soit Renaud Garner et al. ("plaignants") contre Seamus Wolfe et al. ("défendants"). Par contre, c'est justement l'opposé qui devrait se passer : les étudiants et étudiantes de l'U d'O doivent pouvoir visionner avec leurs propres yeux le déroulement de ce processus.

Par contre, hier, j'admet que j'ai peut-être semblé un peu trop critique de la motion présentée par Dean. Je respecte Dean et ce que je veux faire clair c'est que je critique sa décision d'avoir choisi les deux premières options présentées par M. Lambrosse (La motion: http://d.scribd.com/docs/fh4vsnv9r364yflfia.pdf) au lieu du troisième. Je ne critique guère sa personne.

Donc, la raison pour laquelle j'écris cette note est la suivante: cette décision prise par Dean de vouloir interdire le public, d'assister aux rencontres futures concernant cet appel est le résultat d'une seule cause. En fin de compte, ce qui a véritablement mené à cette décision est l'affreux comportement des étudiants et étudiantes présents.es à la réunion du 6 mars dernier. Un tel comportement peut être caractérisé par les adjectifs suivants: épouvantable, dangereux, menaçant, déplaisant, détestable, insultant, déshonorable. Ces adjectifs représentent des comportements négatifs et n'ont AUCUNE PLACE SUR CE CAMPUS.

Pour conclure, si vous aviez l'intention d'être présent à la rencontre spéciale du CA de la FÉUO ce soir, demandez-vous pourquoi vous y aller. Si vous répondez que vous y allez afin de pouvoir supporter un des deux camps, de manière respectueuse, continuez avec vos plans d'y être. Par contre, si vous répondez que vous y aller afin de causer des problèmes, crier des bêtises, intimider l'un des deux camps, ou avec l'intention de faire annuler cette importante rencontre, restez chez-vous et informez-vous plutard ce soir ou demain au sujet de ce qui s'est passé à la rencontre.

Thursday, March 12, 2009

Motion présentée... motion adopté? Regardez un peu plus prêt...

Si vous ne le savez pas déjà, les résultats dans les dernières élections de la FÉUO ont été contestées par un groupe d'étudiant qui croit avoir assez de preuve pour démontrer que Seamus Wolfe, Roxanne Dubois, Julie Séguin et Jean Guillaume (« les défendants ») ont fait campagne ensemble ainsi allant à l'encontre des règlements incluent de la constitution de la FÉUO qui interdit une telle collaboration entre candidats/candidates. Pour résumer, les quatre candidats.es dont je viens de nommer font face à l'accusation qu'ils et elles ont formé une équipe et ont travaillé ensemble durant la campagne électorale.

Cependant, avant de commencer, j'aimerais souligner le fait que ces accusations n'ont aucunement été confirmées ou rejetées et donc je n'assume aucunement connaître l'innocence ou la culpabilité des défendants. Ces derniers ont soumis une lettre au journal The Fulcrum et ont énuméré les irrégularités qu'ils ont remarquées en ce qui concerne la procédure suivie par le Centre de recours étudiant (qui est en fait un service subventionné par la FÉUO elle-même). Ce n'est pas surprenant que la page couverture du journal The Fulcrum porte le titre de SHIT SHOW avec les photos respectives de Renaud Garner, un des plaignants, et du président élu Seamus Wolf côte à côte et en dessous, une autre photo démontrant le véritable SHIT SHOW qui a eu lieu le 6 mars dernier lors de la première session d'appel devant le Centre de recours étudiant. Durant cette session, les défendants ont tous chacun à leur tour, quitté la salle ne pouvant supposément guère poursuivre avec le présent processus qu'ils jugeaient comme étant corrompu.

Il y aura donc demain, le vendredi 13 mars 2009, une réunion spéciale du Conseil d'Administration de la FÉUO afin de décider sur la façon dont le processus devrait se dérouler. Une motion a été présentée par le président sortant Dean Haldenby en ce qui concerne le Centre de recours étudiant. Au sein de ce document, l'avocat de la FÉUO, M. Marc R. Labrosse a énuméré trois options possibles (voir le lien suivant : http://documents.scribd.com/docs/fh4vsnv9r364yflfia.pdf).

Premièrement, il me semble un peu bizarre que M. Haldenby ait décidé de suivre les deux premières recommandations au lieu de la troisième. Personnellement, je crois qu'en décidant d'enlever le CRÉ complètement du processus démontre premièrement que M. Haldenby ne fait aucunement confiance en ce service qui est subventionné par la FÉUO, dont lui-même est le présent président. Donc, en proposant d'enlever complètement le CRÉ, cela semble dire que ce service n'est pas légitime et devrait être scrappé complètement. Je crois que c'est une proposition qui annoncerait donc le début de la fin de ce service qui a servi, dans le passé, à beaucoup d'étudiant.

Deuxièmement, je vais dire que la troisième option qui est de « nommer un médiateur indépendant (qui a une formation judiciaire formelle) afin de présider le processus d'appel » serait la meilleure et le plus légitime des trois options présentées par M. Labrosse. De cette façon, la personne qui sera choisie ne connaîtra ni les défendants ni les plaignants ce qui rend déjà le processus plus juste et plus légitime.

Dernièrement, j'aimerais faire connaître ma frustration au sujet d'une autre proposition incluse dans cette motion. M. Haldenby propose l'interdiction d'une présence publique lors de ces rencontres. Ce processus devrait être vu comme étant légitime et juste et cette proposition va à l'encontre de ces deux principes importants. Il propose au lieu que ces rencontres soient filmées et qu'elles seront, par après, diffusées au public.

Il a évidemment pensé que la seule et meilleure manière d'avancer avec ce processus serait de tenir ces rencontres en cachette. Plusieurs se plaignent que le Sénat de l'Université d'Ottawa ne veut plus avoir d'étudiants ou d'étudiantes présents lors de ces rencontres.

Mais, maintenant, c'est exactement ce qui est proposé par M. Haldenby: ces rencontres seront tenues en cachette, sans la présence du public, sans la présence d'étudiants et d'étudiantes qui, en mon opinion, devraient être les premiers à avoir le droit de voir la manière dont se déroule le processus afin qu'ils et elles puissent en juger eux-mêmes, peu importe la décision finale, de l'innocence ou de la culpabilité des défendants.